Forêt et bitume, même terrain.
Les zones que tu traverses deviennent les tiennes. Une sortie de dix kilomètres en prend une trentaine. Et si tu boucles ton parcours, tout l’intérieur tombe d’un coup.
Chaque lundi, tu perds une partie des zones où tu n’es pas repassé. Trois sorties d’une heure valent mieux qu’une de trois heures.
Tes kilomètres et ton allure s’affichent si tu les veux. Mais ils ne classent personne. Une heure de marche vaut une heure de course.
On peut te prendre une zone. On ne peut pas te prendre le fait de l’avoir parcourue cent fois. La couronne va à celui qui revient le plus souvent.
Un groupe se crée en dix secondes et se rejoint avec un code. Pas d’annuaire, pas d’inconnus : seulement les gens que tu as invités.
« 38 % de ta commune parcourue. » Une zone visitée une fois compte pour toujours, même quand tu en perds la propriété.
Un terril dans le Nord, une marmotte en montagne, un dolmen en Bretagne. Elles se ramassent au hasard, se gardent pour toujours, et ne comptent dans aucun classement.
Un jeu de territoire n’a pas besoin de savoir où tu habites.
Mordrun est gratuit, et il le restera. Ce sont des clubs de moins de cent cinquante adhérents : le prix d’entrée doit être nul.
Tout le club sur la même carte, chacun sa couleur. On voit le territoire du club grandir, et les quartiers se disputer.
Les mordeurs rois, le territoire tenu, la conquête de la semaine, et les plus réguliers du mois. Le dernier du club peut gagner celui-là.
Un club partenaire voit son écusson apparaître sur ses zones. Une page signée suffit — écris-nous.